jeudi 5 novembre 2009

Des baisers à en perdre haleine

Soundbeat Magazine

Le théâtre La Chapelle présente jusqu’au vendredi 7 novembre Angel, une pièce pour un seul homme, Duda Paiva et sa marionnette Grégory.

L’histoire se passe dans un cimetière. Un jeune alcoolique danse et parle à tue-tête, au milieu des feuilles mortes. Une bière à la main, il tombe aux côtés d’un petit angelot de pierre blanche. Une fois animé, celui-ci veut lui donner « un baiser du matin ».

C’est le début d’un parcours initiatique pour les deux personnages, revisitant des moments de leur vie, comme des carrefours qui les ont menés jusque-ici. La rencontre entre l’ange et le clochard est fusionnelle. Entre rêve et réalité, le spectateur suit ces personnages, dans leurs déconvenues mêlées de douleur, d’innocence et d’amour. Les lumières et les quelques instruments d’enfant, dispersés çà et là sur la scène, nous emportent ailleurs, par moment.

Duda Paiva vit à Amsterdam. Originaire du Brésil, ce danseur de formation développe dans ses chorégraphies une sensibilité exacerbée et expressive. En l’an 2000, il a d’ailleurs reçu le prix du « meilleur danseur néerlandais ». Pour lui, la marionnette est un prolongement de ses propres mouvements.

Cette fusion entre le marionnettiste et la marionnette est telle que parfois, on perd le vagabond interprété par Duda Paiva. Ce dernier est tout entier à Grégory, une statue adorable aux yeux très expressifs. Peut-être aurait-il fallu plus de dialogues entre les deux pour qu’on croit à leur présence simultanée sur scène ?

mercredi 4 novembre 2009

Un village au bord de la crise de nerfs

Le Quartier Libre
Au pays de l’absurde, tous les coups sont permis. Dans Absurdistan, son troisième long métrage, le réalisateur allemand Veit Helmer jette pêle-mêle tous...(Lire la suite)

mardi 20 octobre 2009

Kings and Queens

Soundbeat Magazine

Deux ans après le succès de son premier album Panic Prevention, Jamie Treays (Jamie T de son nom de scène) revient avec son nouvel album Kings & Queens, sorti en septembre 2009.

L’artiste âgé de 23 ans, originaire de la banlieue sud de Londres s’inscrit dans la tradition du rock britannique. S’il dit ne plus avoir de crises d’angoisse comme à 21 ans, il a mis la même hargne dans Kings & Queens, scrutant les travers des gens qui l’entourent.

Globalement, les mélodies des onze pièces de Kings & Queens sont plus agressives, plus proches du punk. Certaines chansons sont de beaux morceaux de hip-hop. Jamie T surprend. L’artiste s’est plu à faire autre chose, mais le résultat est tout aussi percutant et efficace.

« J’ai rajouté du ukulélé, des synthés, beaucoup plus de guitares que sur Panic Prevention. J’ai aussi utilisé beaucoup de samples », déclare-t-il au magazine Les Inrocks. L’album est emprunt de styles plus variés que le précédent album so british. «J’ai beaucoup écouté d’afrobeat, Fela Kuti pendant l’enregistrement de Kings and Queens, donc j’imagine que cela m’a inspiré», dit le chanteur à la même source.

Il réalise en parallèle deux très belles ballades acoustiques « Emily’s Heart » et « Jilly Armeen ». Dans « Earth Wind & Fire », Jamie T sample la voix de Joan Baez et réitère son admiration pour l’univers de Bob Dylan. L’artiste s’inspire de Dylan, mais aussi de The Clash et des Beastie Boys. Certains titres sont également influencés par ses contemporains comme Arctic Monkeys (Castro Dies).

Les sons et les paroles du chanteur sont toujours en parfaite harmonie. Jamie T donne beaucoup d’importance au texte, mais n’hésite pas à changer une expression si elle ne colle pas, « j’ai besoin de jouer avec les mots autant qu’avec les instruments », précise-t-il. Ce jeune prodige, roi de sa propre vie (titre de l’album) va partir en tournée avant de plonger dans l’écriture d’un nouvel album qu’on attend déjà.

mercredi 7 octobre 2009

Sage poète de l'orient

Le Quartier Libre
En choisissant comme nom d’artiste « The Narcicyst », ce rappeur d’origine irakienne se moque gentiment des MCs trop égocentriques à son goût. Quartier Libre a rencontré ce musicien engagé pour...(Lire la suite)

Le bilan des altermondialistes

Le Quartier Libre
En marge du G 20 réuni à Pittsburgh, en Pennsylvanie, les 23 et 24 septembre, se déroulait un « contre-sommet ». Il s’agit d’une forme de résistance différente des...(Lire la suite)

lundi 28 septembre 2009

Congotronics 3 par Kasaï Allstars

Touki Montréal
Troisième volume d’une série dédiée aux styles musicaux de la nouvelle scène musicale de Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC), l’album Congotronics n°3 réjouit les oreilles de...(Lire la suite)

mercredi 23 septembre 2009

Une bête de scène au MAC

Soundbeat Magazine

La saison des Nocturnes du Musée d’Art Contemporain (MAC) s’est ouverte, le premier vendredi de septembre avec un grand nom du rock québécois: l’illustre Xavier Caféïne.

De retour à Montréal pour l’occasion, celui-ci s’est empressé de s’excuser auprès de ses fans d’avoir « un peu forcé sur sa voix » la veille, au Festival de Musique Émergente. « Pour me faire pardonner, je danserai plus fort et si ça ne marche pas, je me mettrai tout nu s’il le faut », a déclaré l’artiste.

Comme à son habitude, lui et son groupe ont tout donné. Pendant une heure, dans une salle quasi comble du musée, Xavier Caféïne a chanté tant qu’il pouvait quelques-uns de ses tubes («Gisèle», «Les corbeaux», «1234, «La lune») et des chansons de son prochain album, Bushido, attendu le 29 septembre prochain. À maintes reprises, le chanteur est descendu dans le public et s’est promené dans la salle pour chanter avec son public.

« Bushido »

Bushido, le deuxième album de Xavier Caféïne, signifie la voix du guerrier en japonais, il désignait initialement un code de conduite des Samouraïs. Après avoir nommé son dernier spectacle Pekin Love, le groupe rend hommage au code Samouraï. Comme dans son premier album solo, Gisèle (2006), l’artiste a écrit les chansons et a composé les musiques, à l’exception d’une reprise, La Düssefldorf.

Bushido est influencé par le « Krautrock », un courant rock associé à des groupes allemands du début des années 1970. Ce genre musical est un mélange de musique rock, de sons électroniques et d’effets de studio. Fort de cette influence, aux franges psychédéliques, Xavier Caféïne s’inspire des réalités qui l’entourent. La première chanson de l’album «Métro» évoque l’univers de la métropole.

Rendez-vous
L’artiste définit sa démarche et son univers de « punk martial ». Avec une carrière à la trajectoire sinueuse, Xavier Caféïne possède une signature musicale alliant le rock, le punk et la pop. Depuis 10 ans, il s’est imposé comme étant une véritable bête de scène. Une autre chanson de son prochain album: «Les bons et les méchants» montre que ce personnage corsé a gardé l’âme d’un enfant.

Pour le lancement de Bushido, le groupe se produira le 28 septembre au Cabaret Juste Pour Rire de Montréal. Le groupe sera ensuite en concert au Club Soda, à Montréal, au Petit-Champlain, à Québec et à Laval pour Diapason, début novembre.

Chaque premier vendredi du mois de 17h à 21h, le MAC a l’habitude de produire un artiste, en plus de laisser les salles d’exposition ouvertes au public. Le 2 octobre, les Nocturnes accueilleront Tune-Yards dans le cadre du Festival Pop Montréal.